16 juin 2008
Samedi 14
Pour Val, la deuxième partie, avant la suite...
Je suis malade Serge Lama
envoyé par rozenfelds
14 juin 2008
Vendredi 13
Elle serre dans ses doigts l’enveloppe. Elle qui aime tant les mots les trouve d’une cruauté assassine. Inutile de chercher consolation dans les têtes gorgées d’eau des roses que les ondées incessantes font ployer jusqu’au sol. Elle marche. Il lui semble que la ville est suffisamment étendue pour éteindre son chagrin. Encore un pas, et un autre. Etrangler cette douleur qui lui vrille le corps. Elle avise un café et s’installe au fond de la salle. Un grand écran mange un mur fraîchement repeint au siècle dernier ainsi que le brouhaha des conversations. Pas une volute de fumée pour lui piquer les yeux, pour excuser les larmes qui ne demandent qu’à couler. Elle a commandé une vodka ; si l’alcool abrupt et translucide pouvait réduire à néant cet acide qui la brûle. Elle savoure ce goût acerbe à petite gorgées. Fin de match, accueilli par quelques applaudissements de supporters à l’écharpe orange. Un jingle publicitaire passe, avec promesses d’une fortune rapide à coup de petites boules numérotées. La table d’à côté se cotise pour un billet commun. Un couple d’amoureux se décide à acheter le billet, qui, d’après des statistiques dignes d'un M. Jourdain, ne peut être gagnant que si on l’achète. Elle se décide, perdu pour perdu pourquoi pas. Elle règle son verre et s’autorise, elle-aussi, un accès au rêve de richesses, de bonheur et...
« Malheureuse en amour, heureuse au jeu. » La phrase résonne à l’infini, anesthésiant ses pensées grises. Elle arrive sans y prendre garde chez elle. Elle jette son imper humide sur le canapé. Recroquevillée sur son lit, elle enfouit son visage dans un coussin encore imprégné de son odeur de réglisse et de musc. Hurler, hurler jusqu’à la folie, jusqu’à l’oubli. Elle défroisse cette lettre qu’elle a lue des centaines de fois. La relit encore. Combien de temps avant de comprendre qu’il est loin déjà, combien de jours avant d’accepter que leur histoire n’était qu’une mélodie à une voix. Elle sait qu’elle peut déjà marquer chaque jour de sa peine sur le calendrier rouge de la cuisine. Ils seront légion.
C’est bien plus tard, quand le ciel aura recouvert d’un épais manteau d’obscurité ce carré de banlieue ordinaire, après avoir fait défiler tous les insipides programmes de nuit du câble, qu’elle partira d’un éclat de rire démentiel, croyant un instant avoir perdu la raison. 1-19-20-26-32-38 // 42. Elle lissera le billet de chance ; ce ne serait pas tant l’argent que ce ridicule papier représenterait qui l’avait fait partir dans cette crise hystérique. Ce formidable coup du hasard, cette manne insensée ne pourrait que contrebalancer cette vérité indiscutable : Il ne reviendra plus.
11 juin 2008
Un tag hilarant
Comme cela je vais vous parler de deux sites que j'aime bien:
celui d'Aïcha http://chemindeveil.canalblog.com/
celui d'Oursonne http://oursonne44.canalblog.com/
et un tag de la part de Aïcha:
* Attrape le livre le plus proche * Va à la page 123 * Trouve la 5ème phrase * Et recopie les 3 suivantes * Tague 5 autres personnes (bon ça c'est qui veut, enfin qui trouve cela amusant)
J'ai pioché Julio Cortazar, Rayuela et ça donne...
- No eran callos, hija mia. Una autentica verruga en la planta del pie. Avitaminosis, parece.
- Se te curo bien? - dijo la Maga, levantando la cabeza y mirandolo con gran concentracion.
Et si vous aimez l'espagnol je vous conseille les articles et la pagina de Trichi sur le blog de ma mamita querida http://lhsg57.canalblog.com/
09 juin 2008
un talent certain
Merci François pour me laisser utiliser tes photos. Je bosse pour les fanes cette semaine, le 15 juin date butoir approche...
Voici quelques coquelicots... et une chanson ensuite qui m'a été envoyée en même temps en lien.
08 juin 2008
pour Teb
Croire qu’un arbre dans sa force
Serait nécessaire et suffisant.
Un tronc épais et rugueux,
Tremblant de cette force vive
Et première.
Sous le charme de la gracile et élégante silhouette
D’un tulipier en fleurs,
Pourquoi pas ?
S’accrocher aux fleurs délicates
Et apercevoir dans le mouvement léger des branches
Le sillage mouvant d’une nef
Se faufilant entre les ondes vertes
Que le vent caresse.
07 juin 2008
Déjà
C'est samedi et c'est le défi du samedi.... Alors au boulot....
03 juin 2008
les roses de sable
Et ma vie lui ressemble.
J’y sème des larmes sèches et des bribes de mots
Je sais que d’autres, au loin, traversent les mêmes chemins arides.
Le vent du nord m’apporte l’écho de leurs âmes
Parfois même, je rêve d’ une silhouette
En haut d’une dune.
J’ai pensé caresser l'ombre tiède de son corps,
Désir d’un fou d’amour sous la chaleur nue des tropiques.
Mirage d’une harmonie aussi éphémère que les roses de sable.
Avancer, avancer toujours
Croire aux oasis sans jamais les croiser
Mirage d’une source même infime
Et savoir qu’un jour, un creux d’ombre
Accueillera un corps exsangue.
Qui enfin s’abreuvera d’étoiles
Jusqu’à satiété.
http://www.deezer.com/#music/result/souchon%20theodore
Je pars demain pour quelques jours, escapades parisiennes, petits ajustements médicaux, rien de grave. Sur ce site conseillée par la Tartine de très belles épreuves du Pérou http://guesswhoandwhere.typepad.fr/guessw/
Ce n'est pas dans je ne sais quelle retraite que nous nous découvrirons: c'est sur la route, dans la ville, au milieu de la foule, chose parmi les choses, homme parmi les hommes. Sartre (cela me fait penser au dernier texte de J.)
01 juin 2008
De la peinture et de l'étonnement
Jeudi, avec les brigands, nous avons pu visiter une petite exposition au Château d'eau et je suis restée sous le charme de cette artiste. J'ai rarement éprouvé une telle émotion face à des toiles. Je vous invite à découvrir son site: http://www.jane-planson.com/
La Marsa , cité Erriadh I - 2005
31 mai 2008
Jacques à dit
Sam' dit "Samedi, c'est le jour des défis". http://samedidefi.canalblog.com/ et c'est le 12ème...
Et ils fleureront bon le fromage. Vous chercherez entre les lignes une chanson de Joe (Dassin) et vous verrez qu'aucune phrase ne commence par une consonne. Et c'est tout pour cette fois!
La livraison de coulants est programmée à 8h et midi.
La chanson qui m'a inspirée c'est celle-là et un film dont le titre m'échappe (si quelqu'un y pense):
27 mai 2008
Un faisceau horaire de retard
Pour Alex, voilà ce qu'il m'inspire ainsi que ses facéties avec sa Wii ! un clic sur une des photos et vous découvrirez:
Game over ou les chroniques de Jéthréva







