19 avril 2010

Tandis que les aéroports....

... subissent les retombées du nuage de cendres, je profite pour vous rapatrier au Pérou. Fin février, il y avait eu ce petit billet sur la musique péruvienne. Berceuse électrique récidive avec un article sur leur compil maison. Pour vous mettre dans l'ambiance: Sonido Martines-Sonambulo Orientalista mix by sonidomartines
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18 avril 2010

C'est fini...

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16 avril 2010

Luigi

Elle pensa que, dix ans en arrière, une larme aurait coulé. Il se tenait au même endroit, dans la pièce voisine, nu sur la courtepointe. La même phrase assassine aux lèvres. Il avait bien sûr un peu plus de ventre, les cheveux clairsemés. Il y a dix ans, elle aurait ravalé son chagrin, assemblé ses traits éperdus en une figure avenante et glissé dans les draps de coton. Pour y mourir un peu plus, juste après. Elle enleva lentement le soutien-gorge de coton. Elle balaya d’un rapide coup d’œil ses fesses molles. C’est vrai : elles... [Lire la suite]
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15 avril 2010

Envie d’ô!

J’ai voulu les revoir, engoncés dans leurs ailes trop grandes. Je gare ma voiture et enfonce mon casque sur les oreilles ; il est déjà tard et les allées sablonneuses drainent des joggers affairés et minces comme des fils. Sur la grande pelouse assoiffée de soleil, de grands esquifs blancs se sont abattus, immenses ; sagement alignés ils ont perdu la grâce qui les accompagnent quand ils glissent sur l’eau. Leurs maîtres sont jeunes, s’affairent, bichonnent avant les courses qui s’alignent sur le plan d’eau depuis hier, en attendant de... [Lire la suite]
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12 avril 2010

Abordage

Gballand nous invite dans ce texte à trouver un bonheur perdu sur le sable d'Etretat. A-t-il abordé les rives malouines? les kickers rouges Les brigands et moi, nous mordons nos sandwichs à même la mie épaisse. Sous l’épaisseur  moelleuse, du jambon fondant, le beurre par paquet salé et une tranche tiède de gruyère. Nous contemplons, face à nous, l’étendue liquide ; pas un bruit ne nous trouble si ce n’est le grondement amusé des vagues et le chuchotis du sable balloté par la brise. Nos bouteilles de coca... [Lire la suite]
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11 avril 2010

Hilary Dymond

http://www.hilarydymond.com/newweb/
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03 avril 2010

Paris - Saint Malo - une pause

Venise - Gustave Moreau Je devine à chaque arrêt le nom de la station. Promenade souterraine, l’heure de pointe se profile au vu du moutonnement léger sur les quais. Je ferme les yeux et j’écoute le cliquetis des conversations, les chocs des rails enfoncés dans la terre surpeuplée de galeries, le grondement léger de la rame. Je sais qu’il me faudra à peine deux dizaines de minutes pour arriver à destination. J’ai encore en tête les rues essuyées par la pluie et un manteau de nuages mouvants. Les... [Lire la suite]
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01 avril 2010

La couture des jours

C’est un jour cousu à l’envers. Rien ne s’inscrit dans les cases soigneusement alignées. La mémoire gravée au crayon se délave et les pensées battent la campagne. Ce qui ne devait qu’être un bonjour et un au revoir s’étire, se délite dans un matin de bric et de broc. Les repères inscrits à même l’agenda rigide s’emmêlent jusqu’à emprunter une route à l’opposé ; je me retrouve, errante, dans un autre quartier. Au hasard des rencontres bâties à grands points lâches, de l’incertain et des oublis de mauvaise mère, les heures tissent leurs... [Lire la suite]
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30 mars 2010

Au bout de la jetée, un train….

Les nuages s’inscrivent en runes sibyllines sur un ciel de nacre. Elle aimerait délier les jours à venir, savoir, serait-ce lui ? Pour toujours ? Ou un autre, visage aux contours inconnus. Le versant opposé de la mer et des êtres. Parfois, elle s’assoit au bout de la jetée, elle sent la caresse rugueuse du béton contre ses jambes nues. Elle goûte l’ivresse du sel et le ballet saccadé des oiseaux blancs. C’est toujours au premier frisson qu’elle rentre. Elle brode le chemin du retour : la place faiblement éclairée, un... [Lire la suite]
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29 mars 2010

je disais hier Caspar David Friedrich

Peut-être ai-je aimé Berlin à cause de lui, ou le contraire?
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