17 juin 2008
Dimanche 15
Je vais y penser car je pars à Paris et comme d'habitude j'aurais ce poème en tête; Il va bien avec vendredi 13 alors pour Val qui patientera en faisant un petit retour en arrière sur l'histoire et d'autres qui sait?
16 juin 2008
Samedi 14
Pour Val, la deuxième partie, avant la suite...
Je suis malade Serge Lama
envoyé par rozenfelds
14 juin 2008
Vendredi 13
Elle serre dans ses doigts l’enveloppe. Elle qui aime tant les mots les trouve d’une cruauté assassine. Inutile de chercher consolation dans les têtes gorgées d’eau des roses que les ondées incessantes font ployer jusqu’au sol. Elle marche. Il lui semble que la ville est suffisamment étendue pour éteindre son chagrin. Encore un pas, et un autre. Etrangler cette douleur qui lui vrille le corps. Elle avise un café et s’installe au fond de la salle. Un grand écran mange un mur fraîchement repeint au siècle dernier ainsi que le brouhaha des conversations. Pas une volute de fumée pour lui piquer les yeux, pour excuser les larmes qui ne demandent qu’à couler. Elle a commandé une vodka ; si l’alcool abrupt et translucide pouvait réduire à néant cet acide qui la brûle. Elle savoure ce goût acerbe à petite gorgées. Fin de match, accueilli par quelques applaudissements de supporters à l’écharpe orange. Un jingle publicitaire passe, avec promesses d’une fortune rapide à coup de petites boules numérotées. La table d’à côté se cotise pour un billet commun. Un couple d’amoureux se décide à acheter le billet, qui, d’après des statistiques dignes d'un M. Jourdain, ne peut être gagnant que si on l’achète. Elle se décide, perdu pour perdu pourquoi pas. Elle règle son verre et s’autorise, elle-aussi, un accès au rêve de richesses, de bonheur et...
« Malheureuse en amour, heureuse au jeu. » La phrase résonne à l’infini, anesthésiant ses pensées grises. Elle arrive sans y prendre garde chez elle. Elle jette son imper humide sur le canapé. Recroquevillée sur son lit, elle enfouit son visage dans un coussin encore imprégné de son odeur de réglisse et de musc. Hurler, hurler jusqu’à la folie, jusqu’à l’oubli. Elle défroisse cette lettre qu’elle a lue des centaines de fois. La relit encore. Combien de temps avant de comprendre qu’il est loin déjà, combien de jours avant d’accepter que leur histoire n’était qu’une mélodie à une voix. Elle sait qu’elle peut déjà marquer chaque jour de sa peine sur le calendrier rouge de la cuisine. Ils seront légion.
C’est bien plus tard, quand le ciel aura recouvert d’un épais manteau d’obscurité ce carré de banlieue ordinaire, après avoir fait défiler tous les insipides programmes de nuit du câble, qu’elle partira d’un éclat de rire démentiel, croyant un instant avoir perdu la raison. 1-19-20-26-32-38 // 42. Elle lissera le billet de chance ; ce ne serait pas tant l’argent que ce ridicule papier représenterait qui l’avait fait partir dans cette crise hystérique. Ce formidable coup du hasard, cette manne insensée ne pourrait que contrebalancer cette vérité indiscutable : Il ne reviendra plus.
28 avril 2008
A quoi rêve caro_carito pendant une réunion...
Platanes
*
Sur les fronts hauts des platanes
Bruisse le vent
Une chevelure qui s’argente
Dans les reflets des flots aimantés
*
Dans les frondaisons tendres des platanes
Un chuchotis s’égare
Effleure les corolles frêles
D’une brassée de boutons d’or
*
Dans les futaies mouvantes des platanes
Un souffle d’air
Trace une route
Où s’engouffre le fier vaisseau des rêves
*
Caressé par la houle des feuilles
Les voiles gonflées
Il glisse
Vers l’horizon lumineux
27 avril 2008
Des fleurs, des couronnes, un jardin et Jacques Prévert
Voilà, voilà, ça arrive...
1er poème, Fleurs et Couronnes, le 2ème le Jardin, tous les deux tirés de Paroles de J Prévert.
26 avril 2008
Volte face
J'ai toujours aimé ce poème, depuis le collège. Aujourd'hui, parce que la journée avait ce goût de printemps, cet air de douceur de vivre... C'était pourtant une journée , avec des brigands farceurs, coquins et parfois odieux, et une maman fatiguée, tristounette, une maman qui est sortie de ses gonds en plein supermarché parce le micro préado s'était carapaté dans les rayons. Et puis...
Un après-midi dans le jardin, de la musique, des cerisiers en fleurs, des brigands pourfendeurs de pokémons et un brigand chimiste qui lancent des bulles de savon depuis sa fenêtre. Une maman qui prend le temps...
Et derrière un champs de colza en fleurs...
(Ce soir je vous mettrai l'enregistrement audio de tout le texte)
Mais le lilas tu l'as appelé Lilas
Lilas c'était tout à fait ça
Lilas...Lilas...
Aux marguerites tu as donné un nom de femme
Ou bien aux femmes tu as donné un nom de fleur
C'est pareil.
L'essentiel c'était que ce soit joli
Que ça fasse plaisir...
Enfin tu as donné les noms les plus simples à toutes les fleurs simples
Et la plus grande la plus belle
Celle qui pousse toute droite sur le fumier de la misère
Celle qui se dresse à côté des vieux ressorts rouillés
A côté des vieux chiens mouillés
A côté des vieux matelas éventrés
A côté des baraques de planches où vivent les sous-alimentés
Cette fleur tellement vivante
Toute jaune toute brillante
Celle que les savants appellent Hélianthe
Toi tu l'as appelée soleil
...Soleil...
08 avril 2008
définitivement insomniaque
Mon regard s’embue
Cette vitre polie par les vents t’efface…
Pourquoi n’as-tu pas pris le train en marche
Quand il était encore temps
les marches de la maison sous le soleil,
la vie qui file, qui galope, crinière au vent
Avec l'avenir... vaste, si vaste.
que je m'y perds
04 avril 2008
Une soirée poétique
Comme chaque premier jeudi du mois, les poètes en Berry, déclament...
J'ai choisi un texte de bel Gazou http://dansmonsac.canalblog.com/
et aussi de Sébastien http://sebastienfritsch.canalblog.com/
Allez un petit Baudelaire....
Certaines seront sans doute déçues par la teneur de ce dernier texte. En attendant,

Pendant une bonne petite semaine, je mettrai juste des textes dans les champs de coton...
01 avril 2008
En aparté
Au milieu des champs de coton, j'ajoute dès à présent quelques nouvelles que je n'avais pas encore repertoriées sur mon blog. Certains ne les ont pas lues...
17 mars 2008
Clap de fin
Pour le 10ème Printemps des Poètes, au Palais Jacques Coeur, vous pouviez entendre les Poètes en Berry. J'ai récité:
Les livres, de Pablo Neruda
Un sang d'encre, de moi


