11 mars 2017

Printemps des poètes 2017 - quatrième jour

DIALOGUES Les vagues répètent aux vents du matinLes confidences que leur firent les ramesSur lesquelles se courbent nos corps d'airainEt que cadence le rêve de nos âmes. La pirogue sur la plage au sable lin Confie à la brise ainsi qu'aux grandes lamesSon lointain regret nostalgique et indistinctDu grand large où jadis nous voguâmes. La chanson sourde et berceuse de la merRépète au soir tombant ce regret amer,Et le soir clément console la pirogue. Et nous aussi, hantés des lointains passés, D'entendre l'imperceptible dialogue. ... [Lire la suite]
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09 mars 2017

Printemps des poètes 2017 - troisième jour

PRÉSAGE Un soleil tout nu - un soleil tout jauneUn soleil tout nu d'aube hâtiveVerse des flots d'or sur la riveDu fleuve tout jaune. Un soleil tout nu - un soleil tout blancUn soleil tout nu et tout blancVerse des flots d'argentSur le fleuve tout blanc. Un soleil tout nu - un soleil tout rougeUn soleil tout nu et tout rougeVerse des flots de sang rougeSur le fleuve tout rouge. Birago Diop – Leurres et lueurs   © site Bigaro Diop - la plume raboutée
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08 mars 2017

Printemps des poètes 2017 - deuxième jour

Ce matin j'ai reçu une lettre de mon frère.J'ai tenu l'enveloppe entre mes mains, et je l'ai serrée très fort.J'ai su tout de suite, au premier contact, que cette lettre venait de mon frère.De mon frère Bacar Ndaw!Bacar Kobar!Bacar Kobar Ndaw!Kobar Ndaw !Mbaye Ndaw!Notre mère l'appelait par tous ses noms.Elle s'ingéniait à y mettre toute l'affection qu'elle avait pour son fils.Elle s'ingéniait à y mettre tout l'amour qu'elle avait pour son fils préféré.Elle y mettait toute l'admiration qu'elle avait pour celui dont son fils portait le... [Lire la suite]
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06 mars 2017

Printemps des poètes 2017

Le fleuve est une brancheLa mer est un arbreLe fleuve est portéLa mer est porteuse Ali Abdoul War  
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03 mars 2017

Printemps des poètes

Revient le printemps des poètes. Oublions aujourd'hui le thème 2017 pour une dernière vue de Prague et un poème tchèque Chanson des jeunes filles Une longue rivière traverse la ville,ses rives sont reliées par sept ponts, mille belles filles se promènent sur le quaiet toutes sont différentes. On va d'un coeur à l'autre pour se chauffer les mainsdans des rayons d'un grand amour ardent, mille belles filles se promènent sur le quaiet toutes sont pareilles. Jaroslav Seifert (1901-1986)   Sur les bords de la Vltava
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10 janvier 2017

Hit estival versus Hit éternel

Un chanteur le déclinait sur des accords de guitare et une voix éraillée cet été. La version Carver me plaît beaucoup plus, en sirotant un café le matin ou plus tard, dans la nuit, en hiver...   Le bonheur   Si tôt que dehors il fait presque encore noir. Je suis près de la fenêtre avec mon café, et le truc habituel du petit matin qui passe pour de la pensée. Quand je vois le gamin et son copain qui arrivent à pied pour livrer le journal. Ils portent une casquette et un pull, et l'un des deux a un sac sur... [Lire la suite]
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20 novembre 2016

Un dimanche...

Parce que je voudrais écouter cette émission, parce que, non, la vie quotidienne frappe à la porte et s'invite comme chaque jour, l'envahissante. Que je désespère d'une solitude enfin trouvée, même quelques heures. Voler le temps en savourant ces deux phrases de Tomas Tranströmer extraites de Baltiques - funeste gondole 1996 "Ai rêvé que je dessinais les touches d’un piano sur la table de la cuisine. Sur lesquelles je jouais, en silenceLes voisins entraient pour m’écouter." https://www.youtube.com/watch?v=vucQNzyxwX0
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30 juin 2016

Bistrot lointain...

« Les romanciers authentiques ne mentent jamais. Je ne suis pas romancier. Je préfère raconter des histoires, des fables qui me seraient dictées par les nuits, dont la brume lâche enveloppe des terroirs indécis, quand le fleuve reflète, au sortir du bistro, le même néon, répété mille fois, et qui tremble comme mon regard. Des paquets d'ombre se détachent d'un firmament blessé, peut-être est-ce une montagne,  peut-être une menace portée par les tombereaux cahotants de l'ivresse. » Récits incertains - Jean-Claude Pirotte - le... [Lire la suite]
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12 juin 2016

Jour de poème

Il ne dort pas celui qui aimeII entretient le feuet s’entretient avec un grésillement de sèvesdans l’âtreII parle doucement avec le silenceII met les lampes en veilleuseII range salière et sablieret autres ustensiles du repas Celui qui aime ne dort pasII veille et il attendII économise les vertiges et les syncopesII économise son cœurpour mieux le répandrequand le temps sera venu *** André Schmitz (né à Erneuville, Belgique en 1929) – Pour ainsi dire pour ainsi vivre (2012)
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16 avril 2016

Rêver, rêveuse, rêvasser... rêver

  Ne pas déranger mes nuages Souffles de coton où je niche, dors, rêve   Ne pas déranger l’horizon De ouate bleutée où Se désordonnent mes songes   Ne pas déranger le lavis Qui moutonne, s’élève Et dévore les lourdes minutes   Ne pas déranger Les monstres et la mer montante Qui s’étirent en gris cendré   Ne pas déranger Le reflet des colzas Sur un ciel trempé d’aquarelle   Oui, ne dérangez pas… Ni l’armada de gris et de songes Ni le pelleteur de nuages* Ni la houle de leurs rêves... [Lire la suite]
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