07 juin 2008
Déjà
C'est samedi et c'est le défi du samedi.... Alors au boulot....
31 mai 2008
Jacques à dit
Sam' dit "Samedi, c'est le jour des défis". http://samedidefi.canalblog.com/ et c'est le 12ème...
Et ils fleureront bon le fromage. Vous chercherez entre les lignes une chanson de Joe (Dassin) et vous verrez qu'aucune phrase ne commence par une consonne. Et c'est tout pour cette fois!
La livraison de coulants est programmée à 8h et midi.
La chanson qui m'a inspirée c'est celle-là et un film dont le titre m'échappe (si quelqu'un y pense):
24 mai 2008
Mais
Où sont-ils tous passés? Ils se sont donnés rendez vous aux:
Et là, je vous convierai à prendre un double scotch.
20 mai 2008
un instant de grâce, une ligne nécessaire de mots
Cet homme est un magicien, voilà cette phrase qui va me réchauffer toute la journée, d'ailleurs même Tilu le dit, http://unjouretpaslautre.blogspot.com/
« Vivre, c’est être pris à l’intérieur d’un conte de fée. » Christian Bobin
Je bosse sur mon texte de départ, dédié à mon pote A........ Amour ; si, si, c'est à un idiome près, son nom. Je l'espère en ligne demain.
17 mai 2008
Samedi, que se passe-t-il le samedi?
Si vous aimez lire, le rendez-vous hebdomadaire incontournable, le défi du samedi, avec pour cette édition pléthore de textes: une fournée toute chaude est sortie à 9h, l'autre sera prête pour 12h.
Mon texte est le suivant:
Diras-tu oui?
Pour éclairer tes yeux d’eaux dormantes, j’aimerai t’offrir la démesure et l’outrance, le pays brûlant de mon d’enfance.
Nous déposerons les armes dans le berceau des volcans, au sein des maisons aux briques ocre, rouges et blanches. Là, je te conterai la légende, notre légende d’exilés. Des mots transmis, ravaudés qui ont fait nôtre ce bout de terre aride.
Nous nous égarerons, main dans la main, dans cette forêt, où chaque pas s’efface, avalé par une végétation vorace et tapageuse. Nous guetterons l’aube violine. Et te sachant immobile à mes côtés, je saurais que ton regard impassible, semblable à deux éclats de jade, se fond alors dans le luxe des hautes frondaisons.
Oublieux du temps, nous poserons nos mains sur les murs des temples tutélaires, perdus dans les hauteurs. Tu sentiras la présence féline des dieux passés. Alors tu pourras mesurer la distance qui sépare le grand condor de tout autre. Tu oublieras le héron gracieux et la célérité de l’épervier car tu l’apercevras, tel un seigneur, planant entre le Huascaran et les cordillères blanche et noire. Regarde comme il est fier ; son vol majestueux effleure les cimes enneigées.
Nous errerons ensemble le long des brumes grises qui assiègent Lima, nos regards perdus dans les méandres des balustrades et des palmiers poussiéreux. Nous traverserons les déserts, de sable et de pierres qui se dévident à l’infini. Et sur une digue de béton, face aux bouillonnements des vagues, nous serons seuls au monde.
Nous sentirons le goût du sel sur nos lèvres. Tu apercevras peut-être les fantômes des conquistadores et le ventre pansu des caravelles à l’assaut de l’Eldorado. Oseras-tu goûter à ce feu qui nous incendie, corps et âmes, et qui nous tient éveillés la nuit durant, dansant, la peau luisante et fiévreuse? Avec ton cœur où bat sans cesse ce pays enclavé dans le vieux continent, altier, accepteras tu cette terre de pionniers ? Ici, souffle l’esprit du Nouveau Monde, une terre à partager, un rêve à découvrir.
Je t’offre mon pays, au sang bouillonnant, au rire facile et léger comme le vin de Tacama. Vois son cœur ouvert et généreux, avec sa folie entêtante.
Lorsque nos âmes ivoire et brunes s’emmêlent, qui sait… Puisque, en levant les yeux vers le ciel, bercés par le chant des peupliers, nous partageons la même éternité.
03 mai 2008
le défi du Samedi
Voilà, voilà le dernier texte. Une fée Klo-chette nous a donné une consigne et c'est sur: http://samedidefi.canalblog.com/
23 avril 2008
un atelier d'écriture
Consigne 67 de Paroles Plurielles
Vous vous mettez dans la peau d'un des personnages. Vous avez le choix il y en a plusieurs...
Ce sera donc un texte en JE, sorte de monologue intérieur
L'incipit:
"Il faut absolument que je pense à..."
Dorées à point.
Il faut absolument que je pense à redemander un peu de mayo. Elles sont vraiment extraordinaires, ces frites. Croquantes, dorées. Avec un soupçon de jus de viande. Ce qui est sûr, c’est que cela me rappelle Géraldine. Une femme sèche et plate comme une ablette. Rien à en tirer, de ce sac d’os.
48 ans de mariage. 48 ans de bagne. Au bout de quelques années, j’en étais venu à espérer qu’avec sa petite santé elle s’en irait vite. Mais non. Elle est toujours là, à un fil de la grande faucheuse.
Elle était maligne, la garce. Elle m’a alpagué avec flonflons et orchestre, un paltoquet dans le tiroir. Finir les odeurs alléchantes d’huile chaude, de fritures, de beignets…. Un fricot infâme parce qu’il fallait mettre des sous de côté. Tous les jours dans ma gamelle trois louches calibrées et indigestes. 29 ans avant de renouer avec ma portion de patates hebdomadaire, c’est à dire le jour où nous avons eu accès à un resto d’entreprise miteux, avec frites surgelées repassées au micro-ondes. Du carton ! Seules les dernières années amenèrent plus d’agrément. En temps que responsable, j’avais droit à quelques extras, séminaires, voyages… Et immanquablement une grosse portion de frites, délicatement brillantes. Je me rappelle même une fois à Lille… Une table, un 2 étoiles - le grand luxe quoi ! - et des misérables bouts de poissons qui nageouillaient dans un sauce rose avec une collerette de chou-fleur et un bout riquiqui de gratin. Après cela, retour à l’hôtel près de la gare. J’en suis ressorti, ayant repéré une baraque à frites, juste à côté.
Ce fut un pur moment de bonheur. Dans le froid sombre de la nuit, croquer l’une après l’autre, chaque bout de chair tendre et ferme, salé à point. Une touche de cette sauce américaine, onctueuse à souhait.
Oui, un pur instant d’ivresse. Comme maintenant, dans ce petit restaurant, à 2 pas de la chambre d’hôpital où se trouve, comateux, le corps de ma tortionnaire.
Un plaisir savoureux…
27 mars 2008
En filigrane
Parce que...
Parce que le temps file et que j'ai besoin d'une petite pause, je mets mon blog en filigrane, pas trop longtemps et en continuant à papilloner de chez vous en chez vous.
Juste un RV le 27 mars sur
http://fanesdecarottes.canalblog.com/
pour un petit texte qu'ils ont gentiment accepté de publier...
23 mars 2008
Un bruissement de mots
S'asseoir au coin d'un banc, un soir, dans un bar,
au milieu des allées et venues d'autres
Un rire attrapé de-ci delà,
s'attarder sur un souffle de violoncelle
et d'alcool,
Emmitoufflée dans le bruissement des êtres,
je respire le coeur de nos silences.
Je le retrouve, ce bruissement ténu,
dans le roulis d'un train
une rencontre, les pensées de Simone de Beauvoir
ou ce mots répétés inlassablement sous la clarté d'une lampe
"la maison natale que chacun porte en soi ; le sentier redécouvert où sont restés gravés les pas perdus de l'enfance; Ulysse qui revoit son île après des années d'errance ; le retour, le retour, la grande magie du retour." *
* L'ignorance Milan Kundera
08 mars 2008
De bon matin...
Laisse aller c’est une valse...
Une valse où les mesures s’affolent
En six temps, décomposée,
Le rythme me tient à la gorge.
Respire, respire…
C’est une valse à deux temps
---
Les notes battent la chamade
Énamourées, voltigeant,
Gorgées de sève
Pitié, pitié
C’est une valse à trois temps
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Mon cœur a perdu son tempo
Je me prends les pieds à ma vie
Les aiguilles de ma boussole virevoltent
Un instant, une seconde, s’il vous plaît
C’est une valse à quatre temps
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Où est le Nord ?
Perdue en chemin,
Je m’accroche à l’air du temps
Respire, respire
C’est une valse à cinq temps
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Je ferme les yeux,
La terre tourne en accéléré autour de moi
J’ai le tournis
Sourire et rire
C’est une valse à six temps
---
J’ai retrouvé le fil
Et je me fonds sans peine
Dans cette course folle
Danse, danse
C’est la valse que tu as choisie.

