20 novembre 2009
De phil en aiguille
En réponse à ce message de Phil http://carnetvert.canalblog.com/archives/2009/11/14/15776867.html#comments qui m'a décerné le tag d'awesome blogger. voys y trouverez pêle même les modalités... Pour le remercier, quelques vers
Il tire quelques fils
dans le creux d'un carnet vert
quelques fils d'âme
et 7 choses que vous ne savez pas sur moi. Je ne porte jamais de boucles d'oreilles. J'aime les bd. J'ai lu les chroniques de l'ancien testament et toute la partie historique en faisant la généalogie des rois d'Israël et de Juda. Je suis impatiente de jouer au trivial pursuit histoire de France que j'ai commandé. J'ai un carnet que Bel Gazou m'a offert dans ma voiture où je note mes idées et un que m'a donné Ondine dans mon sac. Je joue au bridge. Depuis petite. C'est grâce à Gaspard de la nuit, joué salle Pleyel que je me suis réconciliée avec le piano (mais pas le souvenir de ma prof).
Je passe le titre à tous ceux qui commentent ici, de temps en temps ou fidèlement à chaque billet. parce que ici ou sur leurs blogs, j'aime les lire.
10 juin 2009
Défi 63
Spécial dédicace à Klo... pour un WE où Allison ne nous avait pas traumatisées...
Pour le défi du samedi: http://samedidefi.canalblog.com/
La consigne était simple. Le dernier homme sur terre seul. on frappe à la porte.
Mme Dubois.
Directement inspiré de Medium, série véhiculée par M6.
Pour les néophytes.
Je regarde ses traits doux, tordus par l’effroi. Je n’ai pas besoin de me tourner vers les deux hommes qui asphyxient la pièce de leurs carrures épaisses pour partager avec eux leur désarroi et leur scepticisme.
Elle secoue ses mèches blondes et prend cette expression butée que nous connaissons bien. Les autres parce qu’elle les a aidés dans toutes sortes d’enquêtes, les menant sans faillir vers une tombe, un meurtrier, une réponse. Moi, parce que je partage sa vie depuis plus de dix ans. Ainsi que trois filles, si semblables à la femme qui se tient devant moi, s’échelonnant à différents âges, de la fillette à l’adolescente montée en grappe. Sans oublier les traditionnels hauts et bas maritaux. Plus brutaux que ceux du commun des mortels. Parce que ses songes à elle sont peuplés de morts, de drames et que j'attend avec patience et désespoir que le défunt, apaisé, la délaisse, la délivrant de son harcèlement inlassable. Jour comme nuit. Surtout la nuit.
Oui, je connais bien cette lueur au fond de ses yeux. Mieux, je la déteste.
C’est Scanlon qui démarre les questions. Bille en tête, avec l’obstination pesante du détective à qui on ne la fait pas. La pièce, elle était comment. Taille ? Peinture? Elle se rappelle la couleur des murs ? Une indication, la plus infime. Une ouverture sur l’extérieur. Un bruit. Un symbole. Il la voit secouer la tête énergiquement puis le foudroyer avec cette pensée presque inscrite sur son visage : il ne comprend rien.
Puis, ce fut le tour de Devalos.
Il s’accroche à ses affaires, le proc . Il les récite comme il devait réciter ses cours, de l’école primaire à la fac de droit ou comme il noue sa cravate. Avec application et sérieux. Mais il n’y a rien qui colle. Juste des voleurs à la ramasse, un braqueur, des rixes entre bandes. Pas de meurtres bizarroïdes. Phénix est étonnamment calme en ce moment.
Moi, je me tais. Je ne fais que la regarder. Je la dévore des yeux. En fait, je n’ai jamais cessé depuis cette première fois. Elle était jeune et, moi, inconscient. Elle a vieilli. Comme moi. On vieillit toujours quand on aime de concert. Mais la flamme reste la même. Elle défaille parfois. Ou, comme en ce moment, elle crame comme jamais et rien n’a plus d’importance.
Bon Dieu, Allison. Dis-moi que c’est un rêve. Un truc en toc. Que je ne m’appelle pas Joe Dubois. Que tous les quatre. Que tous les deux, on squatte un plateau et des spots, des décors en placo et du gazon synthétique. Qu’un gars dans l’ombre va nous dire. « On arrête les gars c’est la quille on se revoit demain. »
Je te regarde détailler ton rêve. Encore et encore. Tu es seule. Dans une pièce. Il n’y a plus que toi sur Terre. Et quelqu’un frappe à la porte. Et je sens que tu as peur. Tu trembles, tu défailles. Et cette peur, elle nous colle à la peau, à Scanlon, à Devalos et à moi. Elle s’insinue avec adresse. Dans chaque pli de notre peau, dans chacune de nos pensées. Ils essayent encore un peu de trouver une affaire qui s’accommoderait de tes visions. Bientôt, ils vont essayer de croire qu’un médium, c’est jamais fiable. Mais non. Ca fait trop d’années qu’ils te connaissent. Des jours, des mois, des saisons. Comme moi. Nous savons que tes songes sont obscurs et infaillibles.
Moi qui t’aime, je suis glacé tout d’un coup. J’ai froid parce que pour la première fois, je vois l’avenir avec tes yeux. Et je suis seul dans une pièce. Le dernier des hommes. Tu n’es plus là. Ni même les filles. Pas même Scanlon ou Devalos. J’aurais jamais pensé qu’ils pourraient me manquer autant. Même l’épicier je le chercherai. Et le médecin. Tiens, je croise même ce mec qui a failli me buter et qui est mort maintenant. Tu te rappelles, pendant la prise d’otages.
Je crève de froid. Ou de peur. C’est peut-être la même sensation humide. Je ne sais pas. Surtout, je meurs de me dire que tu n’es plus là, Allison, dans mon rêve. Que tu te retrouves toute seule aussi. Ailleurs.
Tu ne dis plus rien, mon ange. Plus personne ne parle.
Tu ne dis rien, mon ange. Et je ne peux même pas te dire, on va dormir, ça va passer.
Maintenant, il faut juste attendre. Allez viens, on rentre. Je crois que Scanlon préfère retrouver sa blonde et Devalos sa femme et ses fantômes. Allons rejoindre les filles. Après tout, il n’y a plus rien à faire. Simplement rester éveillés.
14 mai 2009
Clin d'oeil
Merci à Pierre Paul Feyte pour m'avoir prêté une de ses photos pour illustrer les Métamorphoses d'Ovide:
http://lesheuresdecoton.canalblog.com/archives/2009/04/08/13297298.html#comments
et à Ecaterina qui me permet de mentionner son blog que je visite toujours avec plaisir:
http://lesheuresdecoton.canalblog.com/archives/2009/04/06/13291119.html#comments et http://ecaterina.blogs-de-voyage.fr/
Ne boudons pas notre plaisir, voici une des dernières photos de http://cieldegascogne.blogspot.com/
22 mars 2009
Musique pour un dimanche
Quand j'ai écouté le premier titre, de Jil is Lucky, the Wanderer, j'ai pensé à Tété.
Bon dimanche en musique...
J'oubliais ce soir, on trouve le spin off, ( bref un dérivé) de l'inspecteur Morse à 20h35 sur France 3. Vous pouvez voir une critique sur ce blog (je précise que la caro qui a fait le comm n'est pas moi!) .
Pourquoi je vous parle de cette série? Parce que, fan de polar, j'adore l'inspecteur Morse, c'est lent, british, retors, bien écrit, atypique dans ce genre mais vous comprendrez mieux en lisant ce petit article http://polars.cottet.org/dexter/ . Je le conseille aux amateurs....
Pour voir Tété http://www.youtube.com/watch?v=cidNy3zv294&feature=related
et un bonus
21 mars 2009
une petite pub pour le défi du samedi
Aujourd'hui, nous fêtons la première bougie du http://samedidefi.canalblog.com/ Un grand merci à Janeczka pour avoir bien voulu partager le projet et beaucoup bossé dessus, c'est elle l'actrice. A Hom pour avoir pris de son temps compté pour enregistrer une version sympa. Librement inspiré de Encore un matin de JJ Goldman. n
C'était un peu à l'arrache...
Mais maintenant notre rendez-vous hebdo a sa pub.
19 mars 2009
Je sais
C'est un chanteur à voix.
Je sais.
C'est pas Puccini.
Je sais.
Cette chanson me file le blues.
En plus c'est JJ qui l'a écrit.
Ma tribu, mes blog-potes, c'est pour vous...
Bonne journée!
26 février 2009
Tag tagada Ttttt
Bel Gazou m'a demandé dans un tag une photo, voir les modalités par ici.
http://dansmonsac.canalblog.com/archives/2009/02/18/12596188.html#comments
Je m'exécute
Et pour les Impromptus sur le thème: dites le avec des fleurs
« Sous le bougainvilliers » avais-tu murmuré et tu avais inscrit l’heure sur ma paume. Mes doigts avaient refermé leur cage sur la fragile fleur fuchsia.
Derrière moi, le soleil naissant incendie les montagnes de sable et de pierres. Le Belvédère est désert. L’aube effraie toujours les amoureux et les oiseaux nocturnes. Près de l’escalier qui plonge vers l’océan, tu m’as embrassée. Une seule fois, tes lèvres.
D’autres rendez-vous, d’autres ont murmuré les mêmes mots en écho. Un sourire, esquive muette. D’un battement de cil, les diriger en lieu sûr. Loin du paradis solitaire.
De mes doigts, ont glissé quelques pétales froissés. J’embrasse la large baie où l’horizon se perd. Je foule cette terre d’exil où tu m’as fait tienne. « Sous le bougainvillier. »
22 février 2009
Au café de l'amitié d'Ondine
http://cahieresquisses.blogspot.com/search/label/feux%20d%27artifice
Sur une polka de Chopin: http://www.deezer.com/track/1616563
Frédérique
Ces pensées-là arrivaient sans prévenir. S’invitant alors qu’elle avançait d’un pas pressée dans la rue, qu’elle ôtait quelques mercuriales rebelles d’un carré de jardin. Se déposant sur son esprit lisse. Elle s’amusait parfois à les classer. Polaroïds colorés et brillants où les instants fugitifs s’étaient figés avec netteté. Ou ces clichés au grain grossier, dépoli que l’on conjugue à l’imparfait. Deux mouvements, une seule mémoire.
Elle songeait parfois à elle. Elles avaient à peine neuf ans. Première année de cours moyen à l’école primaire. Celle qui longeait la promenade bétonné du bord de Sambre. Rencontre essentielle même si le souvenir s’en était terni. Deux écolières. L’une avait des cheveux bruns soigneusement nattés, l’autre secouait les boucles de son carré sage. Pantalons de velours et jupes plissées. Elles penchaient leurs têtes studieuses en secrète confidence. Peau blanche contre peau mate. Elles s’étaient liées aux premiers jours de septembre, peu de temps après la rentrée. Mal à l’aise en bande, elles avaient noué une complicité immédiate, indiscutable. Inséparables pendant les heures de récréation, elles se racontaient leurs jeux d’enfants tranquilles. Les répétitions pour le gala de danse et ces robes en vichy rose et blanc q
ue leurs mamans cousaient avec soin. Bordées de volants festonnées. Elles s’envolaient avec grâce sur cette polka de Chopin. L’an prochain, peut-être pourraient-elles chausser les pointes tant convoitées.
Elles partageaient leurs lectures d’enfant, ces livres à la couverture verte ou rouge qu’elles puisaient dans la bibliothèque de l’école. Fuyant les courses sans fin à l’épervier, elles s’appliquaient consciencieusement, marelle, jeu de l’élastique ou corde à sauter. Elles jetaient parfois un regard furtif à ces garçons qui ne les remarquaient pas.
Un matin, l’enfant au nom étrange, garçon et fille mêlés, lui confia dans un souffle que ses parents allaient déménager. Leurs yeux se remplirent de larmes. Incursion sans appel du monde des adultes.
Dans les jours qui suivirent l’annonce, un autre élève s’assit à la place restée libre. Il fallut du temps pour effacer les larmes, s’immiscer sans joie dans une bande, esquiver les pauses solitaires.
En attendant… Cette première année de lycée. Cette autre avec qui les liens se tisseraient sans bruit. A nouveau s’enivrer de bavardages sans fin. L’ennui d’une après-midi où s’envolent les guitares électriques. L’entaille sur le formica beige d’un café, place Vauban. Partager les premières colères pétries de révolte et de justice cristalline. Etre de celles qu’eux, accoudés au billard, n’entrevoient pas encore.
P
arfois, les vieilles photographies se perdent. Ou elles s’échappent. Elle se plaît alors à imaginer, si jamais... Si seulement, leurs routes pouvaient se croiser. Saisir son reflet dans un bref éclat de mémoire et lui sourire encore une fois
Deux pages choisies
Jeux de pointes effacés
Trait vif de la craie
21 février 2009
Les coulisses du Palais - version audio
Partie 1: avertissement aux lecteurs - La salle
http://www.soundlantern.com/UpdatedSoundPage.do?ToId=33503
Partie 2: la plaidoirie
http://www.soundlantern.com/UpdatedSoundPage.do?ToId=33504
Partie 3: les couloirs du Palais
http://www.soundlantern.com/UpdatedSoundPage.do?ToId=33506
Les Choéphores, la 2ème pièce de l’Orestie ou Oreste sur l'instigation de sa soeur assassine sa mère et l'amant de sa mère.
Néron, en se suicidant, se serait exclamé ces paroles: qualis artifex pereo « Quel artiste périt avec moi ! »
Crédit photos: http://gallymathias.blogamoi.com/index.php/2008/03/10/12985-le-retour-du-7eme-jure
http://www.flickr.com/photos/photonumeric/386862541/in/set-72157600618953205/
18 février 2009
Rappel
Ondine nous invite à un carrefour où se croisent les amis:
http://cahieresquisses.blogspot.com/
Il n'est pas trop tard pour participer...
Et ce soir, au programme, la flèche et le moineau
http://www.ensemblelidonnes.com/creation.php?id=11&p_type=1
Avec Laurent Poitrenaux: http://theatre-danse.fluctuat.net/laurent-poitrenaux.html
crédit Télérama









