Au hasard d’un article, j’ai lu le nom d’Odessa et je me suis souvenu de cette chanson de Cabrel. J’étais une ado, c’était avant la chute du mur. Un monde dont mes fils n’ont entendu parler que dans les salles de classe ou lorsque nous avons visité le musée du Communisme à Prague. Je me suis souvenu que les paroles évoquaient une histoire d’amitié ou d’amour, le bloc soviétique et la dissidence. Une réalité que nous apercevions à peine même lors d’un voyage à Berlin Est, en Tchéquie ou ailleurs et qui nous étaient étrangère, opposée, effrayante. Nous étions géographiquement proches, mais tant de choses nous éloignaient.

Je ne pensais pas que ces fantômes réapparaitraient ou plutôt j’espérais qu’ils ne reviendraient pas. Quelles qu’elles soient, les ombres du passé ont la peau dure…