En faisant les fonds de fichier, j'ai trouvé et retravaillé ce poème.

 

Sur la grève, soir

 

Sur l’échiquier arasé par le vent du soir

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De fragiles silhouettes avancent.

Les pas mouillés des enfants effacent

Le murmure des lames enfin apaisées.

Leurs doigts gelés ramassent méticuleusement

Les perles de nacre d’une sirène oubliée.

Ils bâtissent des tours et des labyrinthes précaires.

Les mères érigent pour eux des châteaux de sable

Que l’écume des jours finira par balayer.

La houle tout à l’heure rugissante se tait,

Observant les promeneurs familiers

Que la nuit froide éparpillera sans bruit

Derrière les volets clos de leur nuit.