19 mars 2017

Printemps des poètes 2017 - sixième jour

Sur les portes de Babel, j’ai gravé ma faim. Le poèmeEst un enfant qui rêve ; c’est la grâce nourrie au lait.Il est ville en Babel, Babel en ville. J’entends siffler Les balles au-dessus de mes oreilles. L’éclair invente-t-il une rime qui s’escrime à vaincre la Beauté,À la convaincre de rester ? Mais où donc ? La terre est dévastée. Ville vouée aux fantômes, ville vouée à l’aplomb du temps ;Ville dévouée aux chiens, un sanglot pourfend mon âme.   Où est passé le soleil clair des fleurs, le rose des avenues ?Où ai-je enfoui... [Lire la suite]
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13 mars 2017

le temps d'un duo

et nous quittons les rivages africains de la poésie. Duo de mars donc et gageure car la chanson inspiratrice est une ritournelle d'une gaieté folle. Pour retrouver nos deux rengaines, une seule adresse sur le web, chez Gballand :  - pour tout de suite, de ma plume, le beau Serge  - demain... celle de Gb, la décision  
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12 mars 2017

Printemps des poètes 2017 - cinquième jour

Et lorsque je tombais sur un air connu, un soupçon d’excuse – ou de culpabilité – s’y faisait entendre :Il y a tant d’enfants qui nerient plus dans mon pays...Et voici que j’ose avoir le temps deHéler l’amour pour t’aimer ma Tzigane Amadou Lamine Sall http://amadoulaminesall.e-monsite.com/
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11 mars 2017

Printemps des poètes 2017 - quatrième jour

DIALOGUES Les vagues répètent aux vents du matinLes confidences que leur firent les ramesSur lesquelles se courbent nos corps d'airainEt que cadence le rêve de nos âmes. La pirogue sur la plage au sable lin Confie à la brise ainsi qu'aux grandes lamesSon lointain regret nostalgique et indistinctDu grand large où jadis nous voguâmes. La chanson sourde et berceuse de la merRépète au soir tombant ce regret amer,Et le soir clément console la pirogue. Et nous aussi, hantés des lointains passés, D'entendre l'imperceptible dialogue. ... [Lire la suite]
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09 mars 2017

Printemps des poètes 2017 - troisième jour

PRÉSAGE Un soleil tout nu - un soleil tout jauneUn soleil tout nu d'aube hâtiveVerse des flots d'or sur la riveDu fleuve tout jaune. Un soleil tout nu - un soleil tout blancUn soleil tout nu et tout blancVerse des flots d'argentSur le fleuve tout blanc. Un soleil tout nu - un soleil tout rougeUn soleil tout nu et tout rougeVerse des flots de sang rougeSur le fleuve tout rouge. Birago Diop – Leurres et lueurs   © site Bigaro Diop - la plume raboutée
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08 mars 2017

Printemps des poètes 2017 - deuxième jour

Ce matin j'ai reçu une lettre de mon frère.J'ai tenu l'enveloppe entre mes mains, et je l'ai serrée très fort.J'ai su tout de suite, au premier contact, que cette lettre venait de mon frère.De mon frère Bacar Ndaw!Bacar Kobar!Bacar Kobar Ndaw!Kobar Ndaw !Mbaye Ndaw!Notre mère l'appelait par tous ses noms.Elle s'ingéniait à y mettre toute l'affection qu'elle avait pour son fils.Elle s'ingéniait à y mettre tout l'amour qu'elle avait pour son fils préféré.Elle y mettait toute l'admiration qu'elle avait pour celui dont son fils portait le... [Lire la suite]
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06 mars 2017

Printemps des poètes 2017

Le fleuve est une brancheLa mer est un arbreLe fleuve est portéLa mer est porteuse Ali Abdoul War  
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03 mars 2017

Printemps des poètes

Revient le printemps des poètes. Oublions aujourd'hui le thème 2017 pour une dernière vue de Prague et un poème tchèque Chanson des jeunes filles Une longue rivière traverse la ville,ses rives sont reliées par sept ponts, mille belles filles se promènent sur le quaiet toutes sont différentes. On va d'un coeur à l'autre pour se chauffer les mainsdans des rayons d'un grand amour ardent, mille belles filles se promènent sur le quaiet toutes sont pareilles. Jaroslav Seifert (1901-1986)   Sur les bords de la Vltava
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