On me dit de ne pas rater l’enfilade de ponts, le quartier juif, l’autre me précisera que le cimetière est un incontournable. L’une sera intarissable sur la ville avant le mur.

On me parlera du musée Kafka, des menus roboratifs. Il faudra penser assister à une représentaton d’une œuvre de Mozart. Et pourquoi pas Smetana ?

Je penserai en aparté à la guerre de Trente Ans, à Jean Hus et Wallenstein découvert dans la BD de Sokal, Sanguine, et dans un livre d’histoire épais et pesant comme un Nouveau Testament. À la Pils et à la ville que nous découvrirons le soir. Aux gants, bonnet et écharpe incontournable, à l’hiver.

Je me dirai que le meilleur moment d’un voyage coïncide avec les préparatifs, la valise presque bouclée et les papiers à leur place, les couronnes tchèques qui font de nous des gens presque riches.

Quand je sens les dernières heures du départ, quand tout s’ébauche, quand on ne sait pas encore où il nous conduira mais que nous avons confiance dans le vent qui nous emportera