Printemps poétique et... neigeux
écrit spécialement pour ce printemps des poètes,
Poste restante
Encore un hiver, je frissonne, amour.
Tout contre ce cœur humide et sourd,
Eperdue sur notre plage du Nord. Là un idylle…
Tes phrases, tes mots haïssaient Deauville
Dans une voiture tabernacle, je rêve
Tu sacrais en riant, en moquant, sève
De nos amours, de nos rengaines
Toi le fou d’amour d’une presque reine
Des dentelles et des guipures au ciel
En roulant vers notre maison éternelle,
Egrener dans le silence de ton ombre
les dizainiers de noyers sombres.
Toi et puis moi. Nous. Tenter d’oublier.
Face au temps, invoquer les regrets.
La chair ni n’efface, ni n’inscrit
Tourner la page, encore. Vivre ici.
Las, tu es ma cicatrice à ciel ouvert.
L’ombre de ton souffle sur mes paupières.
Fait tanguer ma terre, effleure mon cou.
Je suis vivante. Vivante ! malgré nous.
C’est un amour poste restante
Où seules mes nuits grises tentent
De ne jamais oublier ta voix
Toi, ta voix, toi, ta voix…










