en duetto

A une journée près, juste à temps pour le duo de janvier entre le blog de Gballand, presquevoix, et le mien.

Le thème se trouve dans un petit livre jeunesse où l'on trouve les couvertures de livres qui n'existent encore que dans notre imagination.

Collectif-La-Petite-Bibliotheque-Imaginaire-Livre-  

Vous trouverez mon texte chez Gballand en suivant ce lien : la petite fille qui vivait dans un violoncelle.

Et là tout de suite...


Le peintre du dimanche - gballand

 

duo2

Il ne peignait jamais la vie comme elle était, mais aux couleurs de son humeur. Quand il était heureux, les couleurs célébraient la vie. Quand il était triste, la toile était plongée dans une obscurité désolée.

A part sur ses toiles, il n’exprimait jamais d’émotions. D’ailleurs, dans le service où il travaillait, on l’avait surnommé « le sphinx ». Il ne s’en offusquait pas.

Un jour, il arriva au bureau avec l’un de ses tableaux. Quand il enleva le papier qui l’enveloppait, sa collègue découvrit des jaunes, des rouges, des verts et des oranges qui éclaboussaient la toile.

- Dis-moi, c’est la révolution ! s’exclama-t-elle sous le charme.

Il sourit vaguement mais ne répondit rien.

- Bon, on la met où ? Je suis sûre qu’elle va nous donner de l’énergie pour toute la journée.

Il désigna le mur en face du bureau de sa collègue et  elle y plaça le tableau.

- Comme ça ?

- Oui.

- Et comment elle s’appelle ta toile ?

- Sonia, dit-il en rougissant.

 

Sonia comprit alors qu’il était amoureux d’elle.

Posté par caro_carito à 07:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]



Commentaires sur en duetto

    Voilà une merveilleuse façon de dévoiler ses sentiments très bien amené !

    Posté par Patrick C, 01 février 2013 à 07:08 | | Répondre
  • J'aime beaucoup l'illustration et l'illustrateur que tu as choisi. c'est comme si l'on saisissait un après à ton texte.

    La chute est parfaite, les personnage sont posés en quelques touches, un étrange duo que Sonia et le Sphinx. Mais l'association de ces êtres si distincts garde toute sa saveur.

    J'emporte cette si jolie expression, ébouriffante de vie : des jaunes, des rouges, des verts et des oranges qui éclaboussaient la toile.

    Posté par caro_carito, 01 février 2013 à 07:56 | | Répondre
    • J'avoue que ce peintre du dimanche m'a touchée... sans doute y en a-t-il beaucoup...

      Posté par gballand, 01 février 2013 à 19:06 | | Répondre
  • Une belle histoire.... Bonne journée avec bises

    Posté par patriarch, 01 février 2013 à 10:36 | | Répondre
  • Ce billet était bien parti puisque j'ai reconnu dans la première illustration la patte de Les chats pelés et j'aime Les chats pelés, puis Le peintre du dimanche m'a charmé, j'espère que Sonia a fait pluss que comprendre, qu'elle a été elle aussi charmée.

    Posté par Cristophe, 02 février 2013 à 12:50 | | Répondre
    • Sonia doit être une merveille, j'en suis sûre

      Posté par gballand, 03 février 2013 à 07:10 | | Répondre
  • Oh quelle jolie histoire de couleurs, comme un conte...

    Posté par Pas_telle, 02 février 2013 à 22:45 | | Répondre
    • Merci. Le conte va aussi bien à la vie

      Posté par gballand, 03 février 2013 à 07:11 | | Répondre
  • Quelle ingéniosité et quelle délicatesse pour avouer son amour... et toujours sans rien dire.... Me référent aux " Quelques mots d'amour...

    Posté par claire, 04 février 2013 à 07:02 | | Répondre
    • Je suis heureuse de vous avoir donné une piste, au cas où...

      Posté par gballand, 04 février 2013 à 07:20 | | Répondre
  • Belle déclaration !
    J'imagine son émotion au moment où il retire l'enveloppe de papier... son cœur devait battre la chamade.

    Posté par SklabeZ, 07 février 2013 à 01:10 | | Répondre
  • j'aime bien ce mot "chamade", et c'était le cas, il battait bien ainsi, je l'ai entendu, normal, le personnage ne peut pas cacher ça au narrateur qui dit tout à l'auteur

    Posté par gballand, 07 février 2013 à 07:24 | | Répondre
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