en duetto
A une journée près, juste à temps pour le duo de janvier entre le blog de Gballand, presquevoix, et le mien.
Le thème se trouve dans un petit livre jeunesse où l'on trouve les couvertures de livres qui n'existent encore que dans notre imagination.
Vous trouverez mon texte chez Gballand en suivant ce lien : la petite fille qui vivait dans un violoncelle.
Et là tout de suite...
Le peintre du dimanche - gballand
Il ne peignait jamais la vie comme elle était, mais aux couleurs de son humeur. Quand il était heureux, les couleurs célébraient la vie. Quand il était triste, la toile était plongée dans une obscurité désolée.
A part sur ses toiles, il n’exprimait jamais d’émotions. D’ailleurs, dans le service où il travaillait, on l’avait surnommé « le sphinx ». Il ne s’en offusquait pas.
Un jour, il arriva au bureau avec l’un de ses tableaux. Quand il enleva le papier qui l’enveloppait, sa collègue découvrit des jaunes, des rouges, des verts et des oranges qui éclaboussaient la toile.
- Dis-moi, c’est la révolution ! s’exclama-t-elle sous le charme.
Il sourit vaguement mais ne répondit rien.
- Bon, on la met où ? Je suis sûre qu’elle va nous donner de l’énergie pour toute la journée.
Il désigna le mur en face du bureau de sa collègue et elle y plaça le tableau.
- Comme ça ?
- Oui.
- Et comment elle s’appelle ta toile ?
- Sonia, dit-il en rougissant.
Sonia comprit alors qu’il était amoureux d’elle.
Commentaires sur en duetto
- J'aime beaucoup l'illustration et l'illustrateur que tu as choisi. c'est comme si l'on saisissait un après à ton texte.
La chute est parfaite, les personnage sont posés en quelques touches, un étrange duo que Sonia et le Sphinx. Mais l'association de ces êtres si distincts garde toute sa saveur.
J'emporte cette si jolie expression, ébouriffante de vie : des jaunes, des rouges, des verts et des oranges qui éclaboussaient la toile.









