fetiche

 

 

 

 

 

Je l’attendais depuis longtemps. Dans une ou deux semaines, je pourrais dire, je t’attendais depuis longtemps. L’album fétiche, celui que je vais écouter répétitivement, avec un soin maniaque le long de cet hiver. Et sans doute, un peu plus longtemps.

Bien sûr, il y avait ce CD que j’avais évoqué il y a peu, un album qui passe de mains en mains amies et qui ravit chacun de ses auditeurs. Un témoin d’une beauté qui ne s’altère pas, qui transite entre nous. Partager Bach, comme l’on fredonne à plusieurs un de ses refrains tatoués sur la peau de notre adolescence.

J’avais hésité pourtant : l’album de Stefan Eicher, celui d’Alexis HK ou d’Olivia Ruiz. La grande Sophie avait longtemps monopolisé mes journées. Je ne sais pas pourquoi j’ai voulu offrir une chance à cette nouveauté, un titre qui passe et qui m’attire. Pourtant, je n’aime pas le chanteur, je n’n'apprécie pas sa rage,  ses traits fermés. Je sais aussi que cela ne signifie rien. Je n’étais pas non plus séduite par Benjamin Biolay, encore moins après le concert désastreux auquel j’avais assisté à l’Olympia. Pourtant, j’ai usé les pistes de la Superbe. Et avant "À l’origine". Surtout Rose Kennedy. Mais son dernier, non.

Cali. Il a une drôle de voix. Hier, je fuyais ses titres. Aujourd’hui, j’y puise quelque chose de doux, d’apaisant. Justement, je voulais un rendez-vous avec la sérénité cette année…

Pour l'écouter, il faut cliquer là : je te laisse partir - Cali.