La société des jeunes pianistes – Ketil Bjørnstad – Le livre de poche

Je mentirai en disant que ce livre ne m’a plu. J’ai plongé dans sa lecture et ce fut un délice. Une hésitation au tout début, l’intrigue s’orientant très rapidement dans le noir « très noir ». Heureusement la musique apporte une touche de légèreté qui efface toute impression pesante. Le drame serait affreux si les souvenirs des émissions radiophoniques n’étaient pas si éclatantes. Le personnage d’Aksel ne m’aurait pas paru si sympathique sans sa passion dévorante, presque incompréhensible, dans son acharnement à travailler des heures durant devant un piano. Surtout, j’avoue que les évocations de cette mère fantasque m’ont particulièrement conquise.

Je regrette simplement la fin, attendue, apportant une chute s’apparentant à un dénouement d’un polar trop simpliste. Mais le plaisir de lire est là, au point où j’ai déjà fureté pour voir le prix du deuxième tome en version dégriffée. Je crois même que je vais renouer avec la bibliothèque.

Bien sûr, la musique classique est omniprésente et je rêverai de le relire en m’arrêtant à chaque fois sur une œuvre. Mais qui sait si je ne me réserverais pas cette pause pour découvrir des œuvres d’abord évoquées par les mots.

« Je pense à Clair de Lune. Je me dis qu’elle est un personnage à la Debussy, un peu transparent, sans pour autant que l’on puisse voir à travers elle. Non, si tant est que l’on puisse percer la surface, on a davantage le sentiment de fixer un brouillard, ou une lumière nocturne aux reflets argentés, comme seul Debussy sait les décrire. »

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Anne

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