31 janvier 2008
Il est
trop beau ce livre...
29 janvier 2008
Un procès d’intention
"Mes bien chers frères..."
Le moment fatidique était passé. Je respirais enfin à l’aise. J’allais bien évidemment écouter quelques tirades. Pour la forme.
Anna écorcherait sans doute son texte. Luc se déplacerait avec son aisance habituelle sur les planches élimées. Il surjouerait parfois. Qu’importe, les dés étaient déjà tirés Je détaillais une fois encore le décor : chaises éparses, bureaux métallisées et en toile de fond la grisaille urbaine. « Les bourgeois de Calais» en costumes anthracite et chapeaux melon. Ma dernière pièce.
J’en avais soupé des louanges dithyrambiques des gens de métiers. Je n’avais qu’à m’en prendre à moi-même. J’avais pris les acteurs qu’il fallait, la scène à la mode. Un costumier, un décorateur que tous s’arrachent. J’avais, dans ma soif de gloriole, accepté tous leurs désidératas. La presse m’avait salué comme un génie. J’étais dans tous les magazines, et comble de la célébrité, j’avais été shooté à la sortie d’un night club branché, enchâssé entre deux sirènes tridimensionnelles.
Du toc et du stuc, oui. Retour à la case départ. J’avais choisi les acteurs. Inconnus du grand public. Un théâtre anonyme. Le directeur avait été ravi de pourvoir accueillir un auteur-metteur en scène capable de lui assurer plus d’une représentation.
Fin du consensus, je voulais de la hargne, de l’émotion. Blood’n guts ! De l’Art, celui qui vous remplit à ras-bord le cœur et éveille l’esprit. C'est pour ça, non, que j'avais signé ? Je voulais plus, saisir cette fugace vibration entre scène et salle.
Et elle était là, ma loyale. Cette palpitation que j’avais caressée, snobée, jalousée chez d’autres m’était revenu. Au creux de cette salle, partagée par ces inconnus, je la sentais monter, se nourrir, s’arrondir. Fidèle au rendez-vous de l’égoïste.
Blood’n guts! du sang et des tripes, expression favorite du lieutenant Blueberry.
Pour la consigne 62 de Paroles PLurielles
http://coumarine2.canalblog.com/archives/2008/01/23/7673997.html#comments
une dédicace pour...
Val. Parce que j'aime tes billets, tes rires et tes coquineries. Parce que ces chansons ont bercé et berce encore ma vie, tu as droit à un tiercé gagnant:
N°1
N°2
N°3
Bon allez rien que pour toi, entre bleus: deux bonus
http://fr.youtube.com/watch?v=1zIND7oRfes et
Je te souhaite une très très bonne journée... avec tes petits et ton grand, ta maison qui se construit et ton esprit gouailleur!
28 janvier 2008
4 murs
Je suis au travail. Entourée de murs et d'écrans d'ordinateur, la lumière est chiche.
Heureusement, en chemin, je les aurais vues, ces fleurs qui me surprennent chaque année, à l'ombre de l'Hôtel Dieu.
Ce dimanche, il y a dix jours, au jardin... mes timides, mes tendres perce-neige ont fait sonner leurs discrètes clochettes.
Oh, encore là, les toutes belles...
Au jardin! Premier BBQ de l'année... et une coquine, une discrète qui cachait ses pétales chiffonées.
Et hier, il faisait froid, c'était l'hiver tuojours, avec les enfants emmitouflés dans les couettes et des pousses vertes qui courbaient leurs fragiles silhouettes...
27 janvier 2008
un thé, un dimanche en hiver
Il y a toute l'âme d'un inventaire du grand Jacques
Il y a toute la chaleur d'une amitié.
A 16 heures, venez prendre une tasse de thé et effleurer les pages de nos livres-madeleine chez Kloelle...
26 janvier 2008
Définitions
D'après le dictionnaire Logos de B.....:
Amitié:
- (vieux) affection, sympathie naturelle et vivace, amour...
- attachement récoproque et durable de deux personnes, qui naît de la convenance entre leurs caractères, leurs goûts, leurs préoccupations, sans qu'interviennent les liens de famille ou l'intinct sexuel
- bienveillance, cordialité protectrice
- marques de l'amitié
J'ai retrouvé dans mes carnets de citations, cette phrase que j'adore:
"Tu ne peux m'offrir qu'un conseil intelligent, et c'est de cela que j'ai le moins besoin. C'est du luxe l'intelligence. Un étranger pourrait m'en donner. J'aurais voulu, comme le font les amis les plus simples, que tu puisses prendre un peu de mon malheur sur toi. Parce que, ce soir, c'est trop pour moi tout seul."
L'Hermine - JJ Anouilh
Ps: Teb, je l'ai pas fait exprès mais ça résonne avec ton billet d'il y a deux jours je crois. ;-) Décidément...
25 janvier 2008
Un autre RV
Au bout de ma rue, il y a la mer...
Etonnant dans le Berry non! Le texte est dans mes champs de coton
Sur une idée de Figue (au 21 janvier) une adresse où j'aime admirer les belles images.
24 janvier 2008
Je vous propose...
deux rendez-vous.Chez http://ehouimapovlu7.canalblog.com/ date du 21/01/08 pour une débauche de blanc où vous trouverez mon ange gardien. En regardant cette profusion de photos, je me suis sentie entourée de tulle, organdi et taffetas immaculés.
et de chez Paroles Plurielles ce petit texte saturée d'humidité: Perspectives tropicales
Vous vous inspirerez de la photo et commencerez votre texte par cet incipit: "J'ai bien fait le tour de la question..."
J’ai bien fait le tour de la question, tout soupesé, repensé : je gis bel et bien inanimée, là, sur le carrelage poreux. Dieu qu’il fait sombre. Il était pourtant à peine onze heures quand l’incident est arrivé.
Tout est entièrement de ma faute. J’étais furieuse contre lui. Je me revois, pauvre furie vociférante, essayant d’attirer son attention. Peine perdue, son regard m’indiquait qu’il avait déjà pris le large. En deux minutes, il avait rejoint le ponton et sauté dans sa vieille pirogue. Je savais qu’il reviendrait d’Apatou, les bras chargés de présents. J’ai assisté, impuissante, à son départ. La mince embarcation s’est engouffrée, en un instant, dans le trou de verdure aqueux qui mène au Maroni. J’étais seule, noyée dans ce trou luxuriant et humide. Je me suis alors précipitée dans notre maison et j’ai glissé.
J’espère que je n’ai rien. Je n’entends plus le ventilateur. Je tente de me relever. Il me semble que je m’arrache au sol. Les volets se sont refermés, un coup de vent sans doute. Je me dirige silencieusement vers la fenêtre. Ne pas oublier de lui dire de réparer la moustiquaire. Un trait de lumière traverse ma main.
Je me retourne. J’aperçois un corps allongé le long du canapé. Je glisse à nouveau un coup d’œil entre les persiennes, mes doigts transparents ne peuvent plus effleurer le bois écaillé.
Il devait être onze heures quand j’ai glissé, le sang bouillonnant. Et j’ai cessé de vivre.
23 janvier 2008
La petite musique de vie
Je n'ai pas de chance, mon ordinateur ou plutôt mon antivirus refus obstinément de me laisser déposer un commentaire sur le blog d'alainX. Pourtant, j'aime ses articles. Notamment celui du 19 janvier: http://alainx.blogspot.com/
Je cite "Combien ai-je rencontré d'hommes dans ma pratique, dont les pères ont assassiné la dynamique de vie intérieure de leur fils. Combien portent cette blessure tout au long de leur vie. "
Cette dynamique a pour moi le goût d'une petite musique intérieure. J'aime l'entendre résonner chez l'autre. J'ausculte ses paroles et ses silences, ses postures. Je tâtonne, face aux blancs, attentive aux parties malhabilement jouées. Certains l'oublient dans un coin de leur agenda, d'autres la nourrissent. Même en filigrane, si j'écoute attentivement, il est loisible de la deviner. Les enfant en ont les prémisses. Les adultes les vestiges...
On demande souvent les résolutions que l'on fait en début d'année. Je m'en suis faites plusieurs, inconsciente que je suis face à la portée de mes engagements (tout feu, tout flamme... c'est moi): ne jamais rien faire pour blesser ces notes argentines, au contraire les préserver, les faire grandir, les aides à briller de mille teintes. & ne pas abîmer celles des autres.
Même si... je ne suis que moi.
21 janvier 2008
Rolls
1. Mon mari m'a offert une Rolls.
Non! mon mari m'a offert une rolls
2. Mon mari m'a offert une JAG.
Non! mon mari m'a offert une JAG
3. Mon mari m'a offert une JAG et un chauffeur. Parce que je suis une sottichonne sur 4 roues, que je suis particulièrement niaise pour les créneaux et que ma titine actuelle est éraflée de partout...
Non! mon mari m'a offert une JAG et un chauffeur
4. Ouiiiiiii, il m'a vraiment offert une rolls qui me va très bien au teint,
(la jaguar aussi j'en suis sûre),
(le chauffeur itou, heu je ferme la parenthèse)
ma rolls et moi, nous sommes inséparables...
Et comme ça titine n'est pas jalouse...
et je peux continuer à me garer comme une quiche...





















