Les Heures de Coton

Des mots, des livres et encore des mots

30 décembre 2007

Sous la soie

Séance de repassage chez une amie. Est-ce ma nouvelle bibliothèque ou de caresser ces livres tant aimés... je repensais à Zola dont j'ai lu les Rougon-Macquart un hiver de jeunesse, en notant scrupuleusement leur généalogie. Au bonheur des dames, qui n'est pas mon opus préféré, avec ses descriptions de montagnes de tissus, m'a à jamais marquée.

Pénétrer au marché Saint Pierre à Paris reste un bonheur tout comme parcourir les rue de Gamarra, le quartier de la confection de Lima. Ou l'unique fois où je pénétrais chez le tailleur de mon oncle dont les tweeds onctueux ornaient la boutique.

Accrochez vous au pressing vapeur, en route pour les champs de coton où vous glisserez Sous la soie...

vapeur

Posté par caro_carito à 12:29 - Les heures de poèmes et de coton - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 décembre 2007

Dédicace du jour à...

Papistache.

Elle m'est venue comme ça, lunaire, poétique.

Est-ce que le souvenir que WS narre avant sa chansonnette aurait un lien avec vos sorties de 2h maximum montre en main? Les vertus diurétiques du poireau? Cf le Thé CCCLIV

                         

William Sheller - Nicolas

Posté par caro_carito à 09:04 - Dédicace - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Au secours!

Une équipe de savant fous a procédé à une expérience de clonage par chez moi. Vache n°2 est devenu:

HPIM0692


Nb: Pistache la vache ne décolère pas depuis que Boule la poule concurrence son commerce.


L'auteur ne dit pas si elle boit du thé...

Posté par caro_carito à 08:06 - Portraits des 1001 vaches - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 décembre 2007

papillotes de Noël

Champagne, Sancerre, Bruilly, l'esprit embrumé, nous jouons aux papillotes, ces emballages brillants des chocolats dégustés avec le café:                                                           images

- L'amitié double les joies et réduit de moitié les peines. Francis Bacon

- Le seul moyen de se débarasser d'une tentation, c'est d'y céder. Oscar Wilde

-1702 - Traités des aliments: "Les propriétés stimulantes [du chocolat] sont propres à exciter les ardeurs de Vénus." Louis Lemery

- De moi: Je déteste les pétasses blondes qui roulent en 4x4 dans les petites rues pavées des villes médiévales.

PS: suis pas sûre que Revillon accepte mes états d'âme post réveillon.

Posté par caro_carito à 16:18 - Le tourbillon des mots - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 décembre 2007

Interruption momentanée de l'image (bis)

Dimanche à 18h30 le rangement de la nouvelle bibliothèque en est là

HPIM0990 Côté polars                     HPIM0989 Argh!

Il reste encore tout ça... et d'autres paraît-il!

HPIM0993


Joyeux Noël à tous      ynoe342

Je serai en Normandie pour quelques jours,

Je passerai en coup de vent par chez vous.

Retour en Berry le 27.

Posté par caro_carito à 17:17 - Divag'à l'âme - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 décembre 2007

histoires de crèches

Il était une fois... une maman, qui décida d'un activité pour toute la famille:

Confection d'une crèche en terre.

Répartition des tâches comme suit.

N°1, âgé de trois ans et demi, le berger, mouton et les rois mages (aidé de maman) N° 2 âgé de un an et demi, le boeuf et l'âne. Pour l'aider, deux petits exemplaire en terre cuite prêts à peindre avaient été achetés. Hom se chargeait de Joseph tandis que la confection Marie et l'enfant Jésus  était assignée à l'élément féminin restant, comme de bien entendu.

Le résultat:

HPIM0719

Le berger, il a tout du champignon (hallucinogène?). Avez-vous reconnu le mouton?

Les rois mages

HPIM0715

Non au milieu ce n'est pas un Père Noël raté!

HPIM0714

La vache est bleu schtroumpf, c'est n° 2 qui a choisi, et l'âne vert. Il a toujours aimé les couleurs vives.

La vierge Marie est reconnaissable à son voile bleue. (heureusement)

Joseph... j'ai un doute sur le modèle qu'a choisi Hom pour le faire, Jimmy Hendrix ou Bob?


Depuis, la pauvre a subi quelques désagréments et est en morceaux... Elle a donc été immortalisée par ses photos.

Posté par caro_carito à 23:31 - Les heures passées - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 décembre 2007

Paris - Vierzon

Un train. Des enfants courent dans le couloir, leurs rires éclatent. Ma voisine sort un cahier. Peut-être veut-elle capturer la lumière brute qui inonde le wagon. Mais les têtes brunes qui passent et repassent la font changer d’avis et sous le trait de son crayon, s’esquissent les jeux des petits. Elle va à Brive, me dit-elle. Pour les fêtes. Je griffonne quelques phrases. Surgit une cohorte d’homme en bleu ardoise, casquettes de travers. Ils taquinent les enfants, s’amusent et repartent après un vague coup d’oeil à nos billets. Un souffle de grâce parcourt le chahut. Le train s’arrête. Je rêve, bercée par les rayons dorés. Un coup d’oeil à la gare. Catastrophe, j’entends la voix de Brel : « T'as voulu voir Vierzon, Et on a vu Vierzon. » J’enfile à moitié mon manteau, enroule tant bien que mal mon écharpe, fourre tout ce qui traîne dans un sac plastique. En une minute, je suis sur le quai.

Je serais bien restée coincée dans ce train de poésie.

Mais je rentre et famille, école, paperasse m’accaparent. Partir ? De fortes mains ont commencé à déballer ma bibliothèque, des bisous et des câlins qui sentent le lait chaud et les bonbons s’abattent sur moi. Où aller, sur quelle route humide, quand mon chanteur de salle de bains a fait sienne cette chanson.

Posté par caro_carito à 23:35 - Des voyages immobiles - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Interruption momentanée de l'image

J'ai les idées dans la tête mais ma bibliothèque est arrivée et cela donne ça:

HPIM0986                   HPIM0984

encore je ne sais pas combien de cartons à ouvrir, alors plus tard peut-être...

Posté par caro_carito à 21:28 - Divag'à l'âme - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 décembre 2007

Rose d'hiver

Elle ne fane pas et apporte couleur et printemps à mes murs.

HPIM0818HPIM0815


La joie

ô ces larges beaux jours dont les matins flamboient !
La terre ardente et fière est plus superbe encor
et la vie éveillée est d' un parfum si fort
que tout l' être s' en grise et bondit vers la joie.
Soyez remerciés, mes yeux,
d' être restés si clairs, sous mon front déjà vieux,
pour voir au loin bouger et vibrer la lumière ;
et vous, mes mains, de tressaillir dans le soleil ;
et vous, mes doigts, de vous dorer aux fruits vermeils
pendus au long du mur, près des roses trémières.
Soyez remercié, mon corps,
d' être ferme, rapide, et frémissant encor
au toucher des vents prompts ou des brises profondes ;
et vous, mon torse droit et mes larges poumons,
de respirer, au long des mers ou sur les monts,
l' air radieux et vif qui baigne et mord les mondes.
ô ces matins de fête et de calme beauté !
Roses dont la rosée orne les purs visages,
oiseaux venus vers nous, comme de blancs présages,
jardins d' ombre massive ou de frêle clarté !
à l' heure où l' ample été tiédit les avenues,
je vous aime, chemins, par où s' en est venue
celle qui recélait, entre ses mains, mon sort ;
je vous aime, lointains marais et bois austères,
et sous mes pieds, jusqu' au tréfonds, j' aime la terre
où reposent mes morts.
J' existe en tout ce qui m' entoure et me pénètre.
Gazons épais, sentiers perdus, massifs de hêtres,

eau lucide que nulle ombre ne vient ternir,
vous devenez moi-même étant mon souvenir.
Ma vie, infiniment, en vous tous se prolonge,
je forme et je deviens tout ce qui fut mon songe ;
dans le vaste horizon dont s' éblouit mon oeil,
arbres frissonnants d' or, vous êtes mon orgueil ;
ma volonté, pareille aux noeuds dans votre écorce,
aux jours de travail ferme et sain, durcit ma force.
Quand vous frôlez mon front, roses des jardins clairs,
de vrais baisers de flamme illuminent ma chair ;
tout m' est caresse, ardeur, beauté, frisson, folie,
je suis ivre du monde et je me multiplie
si fort en tout ce qui rayonne et m' éblouit
que mon coeur en défaille et se délivre en cris.
ô ces bonds de ferveur, profonds, puissants et tendres
comme si quelque aile immense te soulevait,

si tu les as sentis vers l' infini te tendre,
homme, ne te plains pas, même en des temps mauvais ;
quel que soit le malheur qui te prenne pour proie,
dis-toi, qu' un jour, en un suprême instant,
tu as goûté quand même, à coeur battant,
la douce et formidable joie,
et que ton âme hallucinant tes yeux
jusqu' à mêler ton être aux forces unanimes,
pendant ce jour unique et cette heure sublime,
t' a fait semblable aux dieux.

Émile Verhaeren. La multiple splendeur.

Posté par caro_carito à 08:13 - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 décembre 2007

Portrait de vaches: la n°1

Combien le mille-pattes a-t-il de pattes? Réponse... http://clicnet.swarthmore.edu/litterature/moderne/perez/mille.html

Chez nous c'est la maison des 1001 vaches. La première fait partie des cinq anges-gardiens des enfants. Troupeau qui console et accompagne le sommeil parfois apeurés de mes rois n°. Alors leurs doudous et eux viennent m'en piquer une, une bonne grosse vache douce et rassurante. Ou deux ou plus suivant la taille du chagrin et le nombre de petits loulous à rassurer.

Bien sûr Hom a accepté la présence des ces cinq quadrupèdes féminines sur notre lit. Bon je ne sais pas ce qu'en dirait un psy déjà que les enfants dans le lit des parents, c'est très bof alors si en plus il s'agit de vaches...

vache1                            PAQUITA

Posté par caro_carito à 18:50 - Portraits des 1001 vaches - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2   Page suivante »