Les Heures de Coton

Clap de fin

Sans tapage aucun, est venu le temps d'un nouveau départ, d'un départ tout court.

Je pourrais faire durer quelques temps cet échange mais... Une nouvelle vie arrive, une nouvelle page blanche s'est posée devant moi et déjà l'envie de tracer une phrase, une autre est là. Ce demain inconnu est déjà là et il prend toute la place. 

Et puis l'envie d'écrire plus long, de manière plus solitaire sans doute. Je passerai mettre un mot, si le temps, ce principe si volatil, le permet.

A tantôt.

 

clap de fin

Posté par caro_carito à 19:31 - - Commentaires [17] - Permalien [#]


Un duo de rentrée

Saviez-vous que les hommes qui bavent ne mordent pas ? En tout cas, cette maxime méconnue va rythmer un duo endiablé entre les blogs presquevoix et celui des heures de coton.

Il vous suffit d'un clic pour pouvoir lire mon texte intitulé No pasarán

Il vous suffit de lire un peu plus loin pour faire connaissance avec Romuald, une rencontre orchestrée par Gballand.


Romuald - Gballand 

L’expérience lui avait prouvé qu’« un homme qui bave ne mord pas » et Romuald était de cette espèce, c’est tout au moins ce qu’elle voulut croire.

Elle l’avait rencontré dans un petit bal de province. Il était si emprunté, qu’aucune des femmes présentes n’avait accepté son invitation à danser. Aucune, sauf elle. Les cas désespérés l’émouvaient.

En valsant dans ses bras, elle avait remarqué qu’un petit filet de bave coulait à la commissure de ses lèvres. « L’émotion », lui avait-il dit en surprenant son regard. Ce détail lui sembla si touchant qu’elle l’invita chez elle.

Romuald était représentant en chaussures chez Toutcuir ; un représentant raté pour un négoce en perte de vitesse, avait-il résumé.

-          Pourquoi les chaussures ? Lui avait-elle demandé.

-          Les chaussures sont le reflet de l’âme.

Lui revinrent en mémoire les chaussures de Romuald, plus qu’usées, mais elle ne fit aucun commentaire.

Romuald était un perdant magnifique. Son parcours de vie – raconté en long et en large dans l’intimité des draps blancs -  aurait déprimé n’importe qui. Mais lui ne semblait pas en être affecté. C’était son destin et il l’acceptait sagement.

Le mois qui suivit leur rencontre, elle le transforma des pieds à la tête. Ses chaussures, ses chaussettes, ses slips, ses chemises, ses pantalons et ses vestes furent remisés à la cave. Mais quand elle voulut changer sa coiffure, il refusa net. À bout d’arguments, elle lui dit.

-          Je renonce.

-          Merci, répondit Romuald.

-          Tu préfères que je te quitte ?

-          Je ne sais pas… peut-être, dit-il d’un ton las.

Romuald retrouva ses chaussures avachies, ses chaussettes trouées, ses slips XXL, ses vieilles chemises à carreaux, mais il garda le dernier complet qu’elle lui avait acheté.

« En souvenir de toi, ma chérie. » murmura-t-il en  suspendant le costume à la tringle de sa penderie. Ensuite, il s’affala en travers du lit et soupira, satisfait : « Enfin seul ! ».

 

 

Posté par caro_carito à 07:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]

La seconde poétique

 

Un duvet d'espoir, et nous voilà partis à rase-mottes effleurant l'avarice du temps.

 

Un grain d'ombre, et nous voici captifs des ronces qui rivent le cœur. 

 

Andrée Chédid, extrait de "Textes pour un poème" - André Chedid Poèmes éditions Flammarion

 

 

Posté par caro_carito à 08:30 - - Commentaires [6] - Permalien [#]

Plaisir acidulé

Dans une semaine de rentrée pimentée de galères, il m’a fallu ce livre qu’il me fallait rendre absolument à la bibliothèque pour échapper à ce mois de septembre que je qualifierai, au moins de vilain, au plus de perfide. Perfide oui, quand je sens la venue de l’hiver dissimulé  sous de jolies couleurs pourpres.

Lecture du chapeau de Mitterrand. Je n’ai aucune admiration pour les hommes politiques en général (et les femmes d'ailleurs). Le fait de les cotoyer in vivo pour certains, 

LCDM couv

même issus de la glaise du terroir, m'empèchera c'est certain de lire le livre phare de cette rentrée littéraire. La réalité vaut déjà son pesant de dégoût.

Mais là, en dépit du titre qui peut faire craindre le pire, c’était drôle, léger, sans prétention ; le prix escapages le proposait. J’ai croqué dedans avec le bonheur que l’on éprouve à goûter une friandise littéraire, somme toute assez rare. Il faut dire que les polars, mes lectures de décompression, ont plutôt la saveur d'un steack épais et saignant. Et puis, se promener dans les années 80 vous rappelle qu'il y eut un temps sans texto, sans portable, d'une lenteur qui semble aujourd'hui surannée.

Plaisir acidulé dont j’ai gardé en tête certains passages, notamment ceux concernant Pierre Aslan, le nez. J’ai souri, j'ai savouré avec délectation ce doux moment de lecture, éloigné de toute considération littéraire. Puisque lire, et, W. ne me contredirait sans doute pas, ne se résume pas à priser uniquement des madeleines haut de gamme, c’est aussi croquer un livre comme un bonbon.

 

 

et bientôt version télé, à voir si le plaisir sera simlilaire au visionnage

Posté par caro_carito à 17:24 - - Commentaires [8] - Permalien [#]



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