Les Heures de Coton

Deux duos de juin pour le prix d'un - c'est toujours les soldes chez nous

Parfois les consignes font l'effet d'un coup de poing. Je dirais cela de la phrase qui définit ce duo entre le blog de Gballand et le mien. Lisez par vous-même : "Je suis trop honnête pour être poli" de Scutenaire 


Mon texte sera à l'abri chez elle dès le 13 juin : http://presquevoix.canalblog.com/

Le bal des masques

Ce sept mots, bien plus que sa voix, familière et oubliée, me font brusquement sursauter. Et aussi cette inflexion particulière, à peine mordante, et pourtant assassine. Un tremblement glacé me saisit aussitôt, la pogne du passé me vrille le corps, le ventre, agrippe ma nuque pendant un bref instant. Un instant de trop. [...]


Le sien le 15 juin : suspense... enfin levé avec : http://presquevoix.canalblog.com/

Ceux qui se pensent grands

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Atelier d'écriture - Beaux-arts

Autour du court organise 4 ateliers chaque année avec l'office de tourisme de Bourges. Coup d'envoi avec un atelier qui se déroulait à l'Ecole nationale supérieure d'arts de Bourges autour de l'oeuvre de Adrian Caicedo.

https://www.adriancaicedo.com/

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Dès l’origine

Je croyais que c’était l’aube ; à travers la fenêtre de notre chambre, le ciel était vert. Je venais de sortir d’un rêve comme l’on sort du ventre de sa mère. Nue. Je me suis levée. J’ai fait quelques pas. Tu n’étais pas là.

Les murs de la maison renvoyaient une brise tiède. J’ai posé ma main sur leurs peaux de pierres. Je les ai alors sentis palpiter sous mes doigts. Une goutte de sueur a coulé le long de ma nuque, épousé mon épaule. Arrivée au bas de mon dos, elle n’était plus que vapeur. C’était donc la nuit. Une nuit épaisse, saturée d’une poussière moite et charnue. Je suis sortie. Au loin, la forêt, ce qu’il en reste, ce qui reste de ce qui fut un monde : des idoles, des âmes errantes, ton absence crue.

Et des papillons, des dizaines de papillons, des centaines de papillons, des milliers de papillons. Leurs ailes douces qui habitent nos vies nocturnes et, alors que j’avance vers les autres, me frôlent.

Je marche le long des bois rabougris. Je n’ai pas encore faim. C’est la nuit. Puis l’aube viendra, et elle sera rouge, bleu ou verte, qu’importe. Il me faudra me battre pour manger, pour survivre. Je t’oublierai car l’autre sera l’ennemi. Ce sera le jour.

Mais dans mes nuits vertes, peut-être un grand paon du jour se posera sur moi. Et le frôlement de son corps m’offrira sous la lune le murmure de ton nom revenu d’ailleurs.

ENSA Bourges – Le Pain perdu 31 mai 2019 – Corinne Mennesson Llerena

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Posté par caro_carito à 11:45 - - Commentaires [9] - Permalien [#]

coup de ♥

Je suis fan de polars et notamment ceux de Ian Rankin, auteur sympathique qui toucha au punk et à tant d'autres choses.

"Even Dogs in the Wild" ou "Tels des loups affamés" publié au Livre de Poche  est le vingtième opus des aventures de John Rebus. Edimbourg ou Glasgow sont des noms qui résonnent, tout comme le whisky, la bière, la coke... Et ça marche, ça marche toujours aussi bien. Portraits, ambiance, scenario, densité sociale derrière les mots. Un bon polar. J'en profite pour vous livrer un petit texte tiré d'un des derniers ateliers d'écriture et lié à ce bouquin. Et pour les fans de polars, une série publiée à la Martinière, très graphique et ancrée dans le réel. Un dessin très sensible au service d'un texte passionnant et parfois difficile.

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Viser le cœur

La réunion s’éternise. L’ennui qui s’étale sur le visage des participants depuis la deuxième partie de l’exposé ne semble pas émouvoir outre mesure notre bien aimée directrice des Ressources humaines, Mme Damousson. J’ai prétexté une besoin pressant pour envoyer un SMS annonçant que je ne pourrais pas rejoindre ni l’avant-première de « Love si so sweat », pas plus que Julia Robert et Matthew McConaughey totalement in love ainsi que mes copines agglutinées au septième rang, armées de popcorn et coca lights.

Il est 19 h 45. Une main se lève, annonçant que la ligne D prévoit des retards important, un incident technique. Aussitôt nous nous levons tous brusquement et quittons d’un seul élan la salle, comme si nous habitions tous Melun, Moulin Galant, Villabé ou même Villeneuve-Saint-Georges.

Huit minutes après, je patiente sur le quai de métro, station Voltaire. Je laisse passer une rame un peu trop bondée à mon goût. Il me reste 53 minutes de trajet jusqu’à la gare de Bois-Colombes. Dans mon sac, les derniers chapitres de « Tels des loups affamés », dernier opus de Ian Rankin m’attendent. La rame suivante arrive, les portes s’ouvrent. Je m’incruste sur le coin d’une banquette et j’ouvre mon livre, ôte le marque-page.

Métro Richelieu Drouot, p 539, mon cœur bat plus fort : l’inspecteur Rébus entre en scène.

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 Enquêtes générales, immersion au cœur de la Brigade de répression du banditisme (2013)

 Brigade criminelle. Immersion au cœur du 36, quai des Orfèvres (2015)

 La Brigade de protection des mineurs (2017)

Raynal Pellicer & Titwane

Éditions de La Martinière

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