Les Heures de Coton

Lectures

Depuis quelques mois, je lis plus, je note des citations, je grave leur passage dans ces heures volées au quotidien.

garconniere

J'accuse un sérieux retard alors je commencerai par le dernier lu, la garçonnière d'Hélène Grémillon chez Folio. Je l'ai pris par hasard dans une librairie et ce fut une belle lecture, un script qui tient la route, une fluidité dans l'écriture où j'ai vu briller quelques belles phrases. Une fin un peu échevelée mais plaisante et non convenue. Surtout une belle finesse dans la captation de la dictature argentine. Et le rappel discret de la détention de Miguel Angel Estrella.

Un lecture plus que plaisante dont voici quelques phrases choisies.

"Eva Maria fait partie des usurpateurs de chagrin d’enterrements. Ceux qui ne pleurant pas le mort qui repose en face d’eux, mais la mort qu’elle leur rappelle, ou celle qu’elle leur fait craindre."

"Tu es pire qu’un guerillero, parce que avec ton sourire et ton piano, tu ais croire à la negrada qu’ils ont le droit d’écouter Beethoven. Tu es un traître à ta classe, Beethoven est pour nous."

"La douleur ne peut s’apaiser tant que règne la colère."

 

Posté par caro_carito à 23:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


écrire

P7050976

Posté par caro_carito à 10:49 - Commentaires [7] - Permalien [#]

Le Nord

P7050939

Posté par caro_carito à 09:32 - Commentaires [7] - Permalien [#]

être ou ne pas être

Je viens d'éteindre la radio. Le oui, le non de la Grèce, la panique annoncée, échos d'autres crises, terreurs, angoisses, d'une panique annoncée. Viendra-t-elle ?

J'ai grandi avec l'Europe, l'avant et l'après le mur, sa chute. Une des dernières belles Idées peut-être. La voir décliner en termes économiques où l'humain s'efface, non, vraiment non, j'ai du mal. Me lever et juste dire non, alors. Mais comment. Au regard des dernières décennies, c'est un combat qui, à part l'honneur, semble si vain et si destructeur pour soi, pour l'envie de se battre. Où est le bon combat ? Y a-t-il un bon combat ? Quelque chose a détraqué, en détournant chaque envie de révolte, la rendant impure, subjective, ma faculté à savoir comment réagir, quoi faire, contre qui tourner interrogations, colère et frustrations. Car ce monde global a ses avantages mais il nous rend encore plus co-contributeur des situations inégalitaires qu'il a engendré. Et nous force à question.

J'ai été Charlie et parfois dubitative, j'ai été tant de choses pour me dire "n'accepte pas la violence et la mort d'autrui." Face à cette mise à mort économique et politique de l'Europe telle que nous la rêvions, de nous, qui espérions un espace de paix après des années de guerre qui ont marqué nos histoires familiales, cette condamnation de l'homme social par la cupidité, j'ai envie d'être grecque, j'ai juste envie de dire que cette Europe, ce n'est pas la mienne ; mais que je reste farouchement, autrement, européenne et ne voulant pas faillir à l'espoir qui se transmet avec chaque combat depuis le premier jour de ce que l'on appelle humanité.

GREC

Posté par caro_carito à 00:16 - - Commentaires [15] - Permalien [#]