Les Heures de Coton

Grève et grève

Bonjour

Internet se tait depuis six jours, le calme des livres et le babil des mots ont pris possession des vacances. Grève fausse et vraie grève de sable et d’embrun. Aujourd’hui une éclaircie pour un tableau brossé au retour d’une balade.

Leçon d’éthologie

En apesanteur, six ombres aux longues ailes, arrachent au ciel un peu de vent.

Un morceau de pain s’envole ; un couple de goéland aux ailes satinées glapit sa fureur. Le jeune foutriquet à la robe tâchée d’enfance et de morgue est loin. Qui peut quelque chose contre l’outrecuidance d’une jeunesse ? Rien. C’est pourquoi l’homme au ciré rouge s’en amuse et trouve dans son sac de toile deux quignons de l’avant-veille.

 

Dernier jour ici, à bientôt,

Caro

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Pal 2014 - août

pal 2014-pola

Des lectures longtemps retardées pour ce mois d’été. J’ai largement pioché dans mes nouveautés. Nénamoins, ces deux livres m’ont accompagnée pendant ces vacances.

alfred jarry

 

 

« Le temps dans l’art » de Alfred Jarry – éditions envois l’échoppe.

Première approche de la pataphysique. Un petit livre brillant, truffé d’humour.

 

Coup de cœur

violence femmes amnesty international

 

 

« Les violences faites aux femmes en France – une affaire d’état » Amnesty International

Une lecture difficile et nécessaire. Pas de pathos, des faits, des analyses, des préconisations. Un document exhaustif.

 

Indispensable

Posté par caro_carito à 15:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Hautes eaux

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La foule est sur le sillon.

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De l'encre, du sel, des vagues et des lettres - 1

Saint-Malo, 10 août

Bonjour

Je ne suis pas en panne de textes, mais ces derniers sont plus longs, plus difficiles à éditer sur un format blog. Et puis, je suis en vadrouille, je dirai même « enfin ! ». La mer n’est pas loin, avec vent et gros nuages, quelques éclaircies. Je vais donc vous écrire, vous raconter quelques petites histoires ; bref j’ai des envies épistolaires.

Je me suis longtemps interrogée sur les menus éléments de mon enfance qui s’avéraient souvent différents de ceux des autres. Évidemment, avoir un pays étranger en filigrane, induit des berceuses en espagnol, des souvenirs de dessins animés, de comics, de séries télé, de nourriture autres. Des vacances au parfum d’eucalyptus et de citron vert. Mais demeurait une énigme jamais résolue qui n’avait rien à voir avec le Pérou. Quelle était cette chanson qui passait pendant les mariages où j’allais petite et que personne ne connaissait ?

J’ai enfin eu la réponse il y a huit jours : le grand Jojo. C’était lui qui chantait et il était belge. Ses chansons avaient sans doute traversé la frontière et s’étaient posées sur les nuits dansantes de Thiérache et sans doute d’autres coins du nord. Le grand Jojo… Il a aussi commis d’autres tubes dont le couru « Chef, un petit verre, on a soif ». J’ai vérifié, en Berry, cette chanson est inconnue.

Voilà, je peux réécouter cette chanson qui me faisait sourire et qui a toujours été pour moi le synonyme des fêtes ch’ti où l’on danse, l‘on boit, on rit. Des fêtes pleines de chaleur humaine ; j’ai tant aimé grandir à Maubeuge. Si, si. C’est étrange, j’en conviens.

Et puis parce que je ne suis jamais simple, j’ai maintenant un petit bout de nostalgie, du temps où je ne savais pas qui avait écrit cette chanson. Parfois les quêtes nous rendent plus heureux que leurs aboutissements.

A bientôt.

Caro

 


Le grand Jojo - Jules cesar par Leroidukitch

Posté par caro_carito à 13:16 - - Commentaires [8] - Permalien [#]



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